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Atelier interne sur l’exploration du pétrole dans le Parc National de Virunga

Le 18 novembre 2015, à l’Hôtel Quiet Haven de Nyarutarama, à Kigali, les membres du personnel de la Collaboration Transfrontalière du Grand Virunga (GVTC) ont tenu une réunion interne axée sur la problématique de l’exploration du pétrole dans le Parc National de Virunga (RDC) qui est l’un des sites du Patrimoine mondial.

Cet atelier était initié après que le Gouvernement de la RDC ait annoncé, le 8 novembre dernier, l’existence du pétrole dans le Parc National de Virunga et son éventuelle exploitation dans le futur afin de répondre aux besoins de développement de sa population.

Le mot d’ouverture a été dit par Dr Georges Muamba Tshibasu, Secrétaire Exécutif de GVTC, rappelant en même temps les efforts déployés autrefois par ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) en RDC et qui ont probablement contribué à la décision gouvernementale mettant fin aux opérations d’exploration du pétrole entreprises par Soco et Total dans le Parc National de Virunga. Dr Georges Muamba Tshibasu a également annoncé la tenue prochaine d’un atelier de grande envergure à Goma, au cours du mois de janvier prochain, afin d’offrir un cadre d’échange aux experts, aux scientifiques et autres interlocuteurs nationaux sur la problématique du pétrole et formuler ainsi des recommandations utiles aux décideurs congolais sur ce sujet.

Dans sa présentation introductive, Mr Juvenal Mukeshimana, Assistant du Secrétaire Exécutif de GVTC, a planché sur l’exploitation du pétrole et ses impacts au Soudan, conformément à ce qui avait été dit lors d’un séminaire auquel il avait participé à Juba (Sud Soudan), il y a de cela deux ans, du 19 au 21 novembre 2013.

Au cours de l’atelier de Juba précité, les participants avaient mis en évidence la rencontre avec les populations locales dans le but de discuter avec elles les problèmes liés à l’exploration/exploitation du pétrole, la prise en compte des lois, les outils d’évaluation d’impacts sociaux, la considération des outils d’évaluation d’impacts sismiques, aussi bien que les accords conclus en la matière. En parlant des problèmes d’exploitation du pétrole dans un lieu donné, certains défis apparaissent, notamment l’absence de lois, l’adhésion des populations locales, des clauses de contrats bien clairs, etc. Dans une situation pareille, les décideurs ont avantage à agir en termes de préparation des routes d’accès, l’évaluation des risques sismiques, déclassement, restauration, etc.

Les défis relatifs à l’exploitation du pétrole dans les aires protégées sont les suivants : production des déchets, bruits, destruction de la faune et de la flore, destruction de l’habitat de des espèces animales et l’apparition des infrastructures modernes dans les aires protégées.

A cause de cela, des actions doivent être entreprises en termes de préparation de pad de forage, l’apport des matériaux de construction, etc. En outre, des risques et défis évidents sont liés à diverses actions : la montée de l’accès aux aires protégées, les bruits, les poussières, les émissions à partir de la machinerie, les contaminations chimiques et du sol, destruction des espèces animales, destruction de l’habitat pour ces dernières, la pollution permanente, une potentielle augmentation des résidents dans les aires protégées, etc.

Cette réunion interne de GVTC a offert aux participants l’opportunité d’échanger d’autres expériences relatives à l’exploration/exploitation du pétrole dans d’autres pays comme l’Uganda, le Kenya, le Gabon et le Canada. Dans sa présentation, Mr James Byamukama, en Charge des Programmes au sein de GVTC, a compilé des cas spécifiques dans ce domaine. Et dans ce cadre, il a souligné que l’Uganda dispose de 5 parcs nationaux et 8 réserves fauniques qui sont gérés par Uganda Wildlife Authority. Aussi a-t-il souligné que l’exploration/exploitation du pétrole constitue une menace à la conservation et au tourisme en Uganda où la grande partie des aires protégées est contigüe au Parc National de Virunga et présente des similarités avec ce dernier. Dans Murchison Falls National Park, par exemple, les activités d’exploitation du pétrole sont associées à d’autres impacts négatifs, notamment la montée de la circulation humaine et des véhicules dans le parc et qui de ce fait, interfère avec le tourisme et l’opération normale dans le parc. Parmi les leçons apprises, il sied de noter que les compagnies pétrolières sont d’abord commerciales et sont de ce fait attirées par les bénéfices (intérêts) et peuvent ainsi tenter toute action pour maximiser leurs projets, même lorsque cela signifie compromettre l’environnement. En plus, pour mener certaines actions, ces compagnies pétrolières tireront toujours avantage des faiblesses du système gouvernemental pendant qu’il existe des conventions et standards internationaux auxquels elles ont souscrit, mais elles avanceront toujours des excuses à cause de l’absence des standards nationaux. Au Gabon, par exemple, certaines mauvaises pratiques ont été relevées en matière d’exploitation du pétrole. Des tuyaux sont exposés à la surface dans le Gamba Complex où il y pourrait y avoir de sérieuses horreurs et des risques pour la faune, en termes d’accidents et certaines compagnies pétrolières n’ont pas de fonds de déclassement.

Mr James Byamukama a bouclé son exposé en évoquant le cas canadien d’exploitation du gaz et du pétrole. En effet, depuis plusieurs années, le Canada a réalisé des progrès dans des activités pétrolières et du gaz à tel point que les bonnes pratiques ont été adoptées dans le but de produire moins d’impacts négatifs sur l’environnement. Mais, en dépit de cela, des problèmes liés à la National Oil Company subsistent telles que l’interférence politique, la corruption, l’insuffisance des fonds, etc. En outre, le Canada ne dispose pas de sa propre compagnie pétrolière nationale, ce qui signifie que les compagnies pétrolières appartiennent à des privés.

GVTC Communication Service.

À propos de GVTC

La Collaboration transfrontalière du Grand Virunga est un cadre de gestion stratégique, transfrontalière et collaborative du paysage du Grand Virunga

              

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